Histoire et Secrets - découvrir l'histoire de France et du monde - La mort tragique d'Henri II
Histoire de France
 ↑  
Histoire du monde
Recherche
 
Fermer
Newsletter
Pour avoir des nouvelles de ce site, inscrivez-vous à notre Newsletter.
Captcha reload
Recopier le code :
226 Abonnés
Contactez l'auteur
Visites

 2294457 visiteurs

 47 visiteurs en ligne

Le 22 juin 1559, Henri II marie sa fille aînée, Elisabeth, avec le roi d’Espagne Philippe II. A cette occasion, un tournoi est organisé auquel le roi tient à participer puisque passionné des rituels chevaleresques. Le tournoi se déroule le 30 juin sous une chaleur étouffante, ce qui ne décourage pas la foule. Au milieu de cette fête, seule la reine Catherine de Médicis est inquiète : la nuit précédant le tournoi elle a rêvé que son époux était gravement blessé, la figure en sang. Elle a encore en mémoire ce que sept ans auparavant, l’évêque et astrologue Luc Gauric lui a conseillé : que le roi évite les tournois autour de la quarantaine. Henri II a justement 40 ans. Remonte également dans l’esprit de Catherine la prédiction de Nostradamus, astrologue, prophète et conseiller du roi, qui a annoncé en 1555 une « mort cruelle » pour Henri II. Pour renforcer l’inquiétude de la reine, le cheval que monte son époux porte le nom de « Malheureux ». Après s’être mesuré au duc de Nemours puis au duc de Guise, le roi a pour rival le jeune comte Gabriel de Montgomery, capitaine de ses gardes. Une première fois, les deux adversaires s’élancent, il y a un choc entre les deux hommes mais aucun n’est désarçonné. Henri II insiste alors pour rompre une deuxième lance. Malgré les supplications de la reine qui voit dans cette action un présage néfaste, et même si Montgomery affirme que « la victoire est au roi », Henri tient à recueillir une belle victoire sur le capitaine. Bien que la requête soit contraire aux usages, les juges du tournoi acceptent. 

mort_Henri_II.jpg
L'accident d'Henri II lors du tournoi
 
Le maréchal de Vieilleville met au souverain son casque mais, dans la précipitation, il oublie de mettre le crochet à la visière. Autre mauvais présage, dont personne ne se rend compte sur le moment, Montgomery omet de changer de lance comme le voudrait la règle. Lorsque les deux cavaliers s’élancent, la lance de Montgomery se brise sur la cuirasse royale, glisse sur l’armure et pénètre à travers le casque du roi. Un moment, on croit Henri II simplement étourdi. Personne ne se rend compte de la gravité de la chose sauf peut être Catherine, qui est livide devant ce spectacle. Finalement, le roi s’effondre et tombe de cheval. Lorsqu’on lui enlève son casque, on se rend compte que la lance cassée a transpercée en cinq endroits le visage d’Henri. Le roi est emmené au palais des Tournelles. Son premier médecin Jean Chapelain fait appel à Ambroise Paré et un médecin de Philippe II, gendre du roi, accourt à son tour. Cinq éclats sont retirés dont l’un, dans l’œil, fait près de dix centimètres. Le roi n’est pas anesthésié. De son côté, Ambroise Paré se fait apporté les têtes de six condamnés à mort, exécutés afin de reproduire dans leur les blessures du roi et d’y trouver un remède. En vain.

Gisant_Henri_II.jpg
Gisants d'Henri II et de Catherine de Médicis (Basilique de Saint-Denis)
 
 Avant de mourir, Henri II pardonne à Gabriel Montgomery, qui n’a fait qu’obéir aux ordres de son roi. Henri trépasse après dix jours d’agonie, le 10 juillet. La reine est auprès de lui ;  sa favorite Diane de Poitiers s’est vue interdire la chambre du roi sur ordre de Catherine. Pourtant, Henri a plusieurs fois réclamé sa maîtresse. En engageant un second combat avec le capitaine de ses gardes, Henri II a-t-il forcé le destin ? L’un des astrologues italiens de Catherine de Médicis, Simeoni, avait prédit, quelques années plus tôt, que le roi périrait « transpercé par les yeux »…


Réactions à cet article

Personne n'a encore laissé de commentaire.
Soyez donc le premier !


Vous êtes ici :   Accueil » La mort tragique d'Henri II