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Sous l'Empire Napoléonien - Napoléon III. chap.3 : La politique extérieure de l'Empereur

En 1859, Napoléon III s’engage aux côtés de la Sardaigne pour la formation de l’unité italienne : En Italie, deux grands Etats sont indépendants en 1848 : la maison de Savoie règne sur le Piémont, Nice, Gênes, la Sardaigne et la Savoie ; la maison de Bourbon sur Naples et la Sicile. Entre eux, le patrimoine de l’Eglise est occupé au Nord par les Autrichiens tandis que le Sud est sous le contrôle de France (ainsi que Rome). Depuis longtemps, le roi de Sardaigne, Victor-Emmanuel II rêve d’unifier le pays et de se débarrasser des autrichiens. Pour cela, il fait appel à l’Empereur français, Napoléon III. En effet, la France éprouve majoritairement de l’antipathie pour l’Autriche. Napoléon décide d’intervenir mais à condition d’y trouver un profit (bien que l’Impératrice soit contre ce projet par rapport à sa dévotion castillane). En juillet 1858, l’Empereur annonce « qu’il est disposé, moyennant certaines conditions, à marcher avec le Piémont contre l’Autriche ». Mais l’armée française n’est pas préparée à la guerre : les services de santé sont médiocres et l’armée ne dispose que d’une soixantaine de nouveaux canons. De plus, les munitions sont infimes. La première grande victoire se fait à Magenta sous le commandement de Mac-Mahon le 4 juin 1859. La bataille a entraîné de lourdes pertes : le général Clerc est tué, les armée française et autrichienne n’ont pu engager que la moitié de leurs soldats en raison de la difficulté du terrain. De plus, il apparaît que les Autrichiens sont en nombre nettement supérieur aux français. Napoléon reproche au roi du Piémont la négligence dont il a fait preuve durant la bataille. Mais l’Empereur perçoit bientôt un mécontentement qui se forme en Europe : il va devoir mener une guerre au Vatican, occupé par l’Autriche et par conséquent, s’attirer les foudres des catholiques qui y voit une trahison. Le 23 juin, Napoléon commence à songer à une paix possible. A la veille de la bataille de Solférino, l’armée autrichienne compte 180.000 hommes contre 150.000 pour les franco-Piémontais. Napoléon adopte alors une nouvelle stratégie pour vaincre les Autrichiens : l’armée se regroupe au centre, sur la tour de Solférino qui se trouve au sommet d’un massif rocheux. Cela oblige l’Autriche a réduire ses effectifs et l’armée fraco-Piémontais voit bientôt l’ennemi battre en retraite sous une pluie de grêle. Nouvelle victoire mais perte considérable. Il reste aux vainqueurs moins de 18.000 hommes contre 22.000 pour l’ennemi. En apprenant que la Prusse va rejoindre l’Autriche au combat, Napoléon s’adresse à l’archiduc d’Autriche François-Joseph pour demander l’Armistice. L’archiduc accepte sous condition que la Lombardie qu’il a perdu revienne à la France et non au Piémont. Le 9 juillet, la suspension d’armes est signée (Armistice de Villafranca). Napoléon III rentre en France sans grandes conquêtes et laissant derrière lui une Italie qui ne lui pardonnera pas d’avoir trompé son espérance.
 

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Charlotte de Belgique et Maximilien de Habsbourg, souverains du Mexique


En 1862, commence l’expédition française au Mexique. L’Empereur a décidé de créer un empire catholique pour contrebalancer le pouvoir des Etats-Unis protestants. L’Angleterre et l’Espagne se joignent à lui. Les pays d’Europe tentent donc de renverser le président actuel du Mexique (Juarez) et de le remplacer par un empereur. En 1863, Maximilien de Habsbourg devient Empereur du Mexique. Bien qu’un nouveau gouvernement soit installer au Mexique, l’armée française reste sur place pour contenir les troupes républicaines de l’ancien président. Non seulement, Maximilien ne parvient pas à s’imposer à son peuple mais la dette vis à vis de la France ne cesse d’augmenter. Le 12 février 1866, les Etats-Unis lancent un ultimatum à Napoléon III : si la France n’abandonne pas le Mexique, Washington menace de lui déclarer la guerre. Face à la pression américaine, Napoléon rappelle ses troupes en mars 1867. Apprenant la décision de l’Empereur français, l’Impératrice du Mexique, Charlotte de Belgique se déplace jusqu’en France pour lui demander de revenir sur sa décision. Les ministres de Napoléon III annonce qu’avant d’étudier la question, le Mexique se doit d’indemniser la France des 300 millions qu’elle a perdu pour Maximilien. Napoléon n’apportera pas son aide au Mexique. Face aux troupes de Juarez, Maximilien refuse d’abdiquer. Vaincu par une armée en plus grand nombre, il doit se rendre. Après un procès hâtif, l’Empereur du Mexique est condamné à mort et fusillé le 19 juin 1957.
 

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Napoléon III sur son lit de mort


La défaite de Sedan étant l’ultime échec d’une politique extérieure qui s’est révélée catastrophique, elle éclipse toutes les victoires de l’Empereur français. Après l’humiliation mexicaine où Napoléon III avait dû retirer ses troupes face à la pression des Etats-Unis, l’Empereur revient à ses préoccupations européennes. Napoléon s’inquiète de plus en plus face à la montée de la puissance prussienne et tente alors de réformer l’armée. Ce qui va être à l’origine de la bataille de Sedan est la candidature au trône d’Espagne vacant d’un parent de Guillaume Ier, roi de Prusse. Napoléon et bien d’autres pays d’Europe s’inquiètent de l’étendu de la Prusse. Si Guillaume Ier parvient à rattacher l’Espagne à la Prusse, la France se verra encerclée par son ennemi. Napoléon III demande alors à Guillaume Ier d’abandonner cette idée. Le roi cède, mais son chancelier, Bismarck, qui voit dans une guerre contre la France le moyen d’achever l’unification de l’empire allemand, lance la dépêche d’Elms le 13 juillet 1870 (récit qui dénonce la violence française face à la Prusse). Napoléon réplique en déclarant la guerre le 19 juillet d’une façon manière maladroite et précipitée. L’Empereur néglige l’infériorité de son armée face à celle de l’ennemi (250.000 contre 600.000 hommes) ainsi que la stratégie d’attaque et ne prend pas le temps de s’assurer le soutient des états rivaux de la Prusse. La guerre est expéditive et en un mois, l’armée prussienne capture Napoléon III à Sedan le 2 septembre. L’Impératrice Eugènie est écartée de la Régence et on assiste à la proclamation de la République le 4 septembre aux Tuileries. Le 18 janvier 1871, l’empire allemand est proclamé dans la galerie des glaces à Versailles. Napoléon III qui voulait éviter l’unité allemande voit celle-ci dominer l’Europe. L’Empereur déchu quitte alors sa prison à Wilhelmshöse (dans la Hesse) pour rejoindre sa femme à Londres. L’exil de Napoléon III ne durera pas longtemps : en juillet 1872, il fait appel au chirurgien Henry Thompsom qui conclut que la santé de l’ex-Empereur était fragile. Victime de « la maladie de la pierre », Napoléon meurt suite à plusieurs opérations le 9 janvier 1873. Napoléon III, qui toute sa vie avait souhaité et promis la paix fut confrontée à une ultime guerre qui aboutit à l’inverse de ce qu’il souhaitait pour son pays.

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Eugène-Louis Bonaparte

Avec l’évincion de Napoléon III du pouvoir, la France connaît un nouveau tournant. Le régime impérial instauré par l’Empereur se termine. Napoléon Ier et Napoléon III avaient les mêmes idéologies, les mêmes rêves mais tous deux se sont cru supérieur à tout, ont cru pouvoir tout maîtriser. L’un comme l’autre n’ont jamais supporté la moindre défaite et ont eu des objectifs trop grands pour les mener à bien. Il ont fait espérer bien des gens mais en ont également déçu beaucoup. Napoléon III n’aura pas de descendance légitime. Son fils unique, le prince Eugène-Louis fut tué le 1er juin 1879 en Afrique par les Zoulous, à l’âge de 23 ans, sans s’être marié et sans enfant.


Date de création : 04/01/2008 @ 19:21
Dernière modification : 05/02/2012 @ 12:39
Catégorie : Sous l'Empire Napoléonien


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Réactions à cet article


Réaction n°1 

par Valentino le 11/03/2009 @ 10:31

Une première amour de Napoleon III. était avec Maria Anna Schiess de Allensbach (en face d'Arenenberg), et ils ont eu un fils appelé commun Bonaventur Karrer. Les descendants vivent encore aujourd'hui dans le lac de Constance. En savoir plus sur cette page en allemand.:
http://stoessel.wordpress.com/2008/08/13/nachkommen-descendant-von-napoleon-iii/
http://www.medien-berichte.de/07-Mai-2008-Kaiser-Napoleon-III-war-ein-echtes-Frichtle/126

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