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 La 1ere Guerre Mondiale sur le Front occidental
par Albert Lasserre

La principale cause du conflit

Hier et aujourd’hui nos historiens se sont longuement penchés sur les causes de cette effroyable tuerie qui a ravagé le monde ce début du siècle dernier et dont le déclencheur n’est autre que l’assassinat de l’archiduc François Ferdinand d’Autriche survenu à Sarajevo le 28 juin 1914 Cet assassinat soulevant une réprobation universelle ; accusant la Serbie, dans son ultimatum du 23 juillet 1914 approuvé par l’Allemagne, l’Autriche exige le châtiment des coupables dans les 48 heures ; conditions inacceptables par la Serbie, ce délai étant trop court.
Jugeant la réponse de la Serbie insuffisante, l’Autriche lui demande ses passeports. C’est l’agression préméditée Disposant d’une extrême puissance militaire, l’Allemagne, alliée privilégiée de l’Autriche vient de trouver le moyen d’en découdre. La preuve : depuis le 25 juillet elle mobilise en secret contre la France car après l’annexion de l’Alsace et la Lorraine en 1871, il ne fait aucun doute qu’elle a des vues sur notre territoire.
Devant ce grand danger notre pays prit les sages mesures qui s’imposaient : les locomotives sont visitées, les quais d’embarquement garnis de tous les wagons disponibles, les ponts surveillés, les régiments rejoignent leurs garnisons et les permissionnaires leur corps. Ce 18 juillet à minuit, tous les trains arrivaient dans les délais prévus par l’horaire militaire alors que la mobilisation s’effectuait dans l’ordre et le plus grand calme.
Irrémédiablement l’engrenage de la guerre est lancé. L’après-midi du 31 juillet, vers 2 heures, les Allemands cessent d’envoyer des trains vers la France coupant une heure après les voies et le télégraphe. Sur ordre du Ministre de la guerre, ce même après-midi à 6 heures, commence le transport de nos troupes de couverture chargées de surveiller l’ennemi afin de supporter l’offensive qu’il pourrait porter.
Le 1er août, l’Allemagne déclare la guerre à la Russie. De son côté, ce même jour à 3h40, la France ordonne la mobilisation générale et pourtant aucun prétexte officiel de conflit n’existait entre les Gouvernements français et allemands.
Malgré la violation de notre territoire par l’Allemagne, le 2 août à Cirey et près de Longwy, nous laissons nos troupes de couverture à dix kilomètres de la frontière. C’est alors que prétextant nos lâchers de bombes sur Nûremberg et Carlsruhe qu’aucun témoin ne vit jamais, l’Allemagne nous déclare la guerre le 3 août 1914 à 5h45.

L'attaque de Liège

Mais déjà le 2 août 1914 ? le 8ème corps allemand occupe le Luxembourg sans résistance. Devant la réponse négative de la Belgique à leur ultimatum, les colonnes allemandes franchissent sa frontière la nuit du 3 et commettent leurs premières atrocités dans les villages fusillant et massacrant, hommes, femmes, enfants et brûlant tout sur leur passage dont je vous fais grâce des détails.
Il faut savoir que surprise, la Belgique se trouvait alors en pleine réorganisation militaire. Son armée ne comptait alors que 170.000 hommes soit 6 divisions d’armée et une de cavalerie.
Le général Léman, défenseur de Liège ne dispose que de 40.000 hommes pour en affronter 120.000 commandés par le général van Emmich sans compter que les attaques allemandes entre les forts furent sanglantes. Dans la nuit, la troupe ennemie réussit à pénétrer dans Liège pour tenter un coup de main sur les bâtiments de l’Etat-major forçant les troupes belges à se replier en bon ordre le 6 août au soir. Mais les derniers forts ne tombèrent que les 16 et 17 car la vaillance des troupes belges était admirable. Sous les décombres du fort de Loncin on retrouva vivant le général Lanvin, interné à Magdebourg tandis que le major Namèche se fit sauter héroïquement au fort de Chaudfontaine. Dans un rapport retrouvé plus tard, les Allemands reconnaissent que les premiers jours de la guerre, avoir perdu 42.000 hommes devant Liège.

Un aller-retour dans Mulhouse

Alors que les troupes de couverture assure la protection des troupes françaises de chaque côté de la frontière d’Alsace et Lorraine, le 6 nous franchisons la frontière en Lorraine et le 7 les troupes de Belfort se mettent en marche en Lorraine pour foncer sur Mulhouse car il importe que l’entrée des Français en Alsace après 44 ans d’attente produise un effet moral considérable. En fait il s’agissait, l’attaque réussissant de soutenir par une marche vers Colmar et Strasbourg, l’offensive qui doit être tentée en Lorraine annexée entre Metz et les Vosges après la fin de la concentration.
Le 7août, une brigade d’avant-garde du 7ème corps s’ouvre la route de Mulhouse par un beau succès à Altkirch sans pour autant couper la retraite à l’ennemi qui se dérobe. Et le 8, la brigade s’avance vers Mulhouse déjà évacué par les Allemands. C’est à la tombée de la nuit que nous entrons dans la ville aux accents de la Marseillaise aux cris de « Vive la France ». C’est ici que le général Joffre s’adresse à l’Alsace ; »Enfants d’Alsace, après 44 ans d’une douloureuse attente des soldats français foulent à nouveau le sol de votre noble pays. Ils sont les premiers de la grande œuvre de la revanche. Pour eux, quelle émotion et quelle grande fierté ! Pour parfaire cette œuvre, ils ont fait le sacrifice de leur vie. La nation française unanimement les pousse et dans les plis de leurs drapeaux sont inscrits les noms magiques du Droit et de la liberté ! Vive l’Alsace, vive La France.
Mais notre euphorie nous fait oublier que pendant ce temps, très nombreux encore en Alsace, des émigrés allemands renseignent l’ennemi. Retiré sur la forêt de Harth, celui-ci y terrorisant déjà la population, dans son attaque la nuit du 9 au 10 août menace notre ligne de retraite vers Cernay sur notre gauche, nous oblige à abandonner Mulhouse et à nous replier sur Belfort.


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