Idées de lecture

L’Enfant du Temple

Je vous présente le livre de Juliette Pacull, “L’Enfant du Temple”, paru en  novembre 2019 en auto-publication, et disponible sur lulu.com

En avril 2000, les analyses ADN pratiquées sur le cœur de “l’enfant du Temple” tendent à démontrer que le petit garçon décédé le 8 juin 1795 était bien Louis XVII. Pourtant, “l’Affaire Louis XVII” passionne toujours les historiens, comme les amateurs.

En effet, les analyses scientifiques ne convainquent pas les “survivantistes”, qui sont toujours persuadés que Louis XVII s’est échappé du Temple. De nombreux “prétendants”, à l’exemple du baron de Richemont ou de Charles-Guillaume Naundorff, ont revendiqué être le fils de Louis XVI. Les descendants de Naundorff ont même obtenu le droit de porter le nom de “Bourbon”. Pourquoi une telle faveur ? Et si Louis XVII s’était bien échappé de sa prison, mais avait vécu dans l’anonymat, loin de son pays natal ? Les descendants d’un certain Pierre Benoît affirmeront, des années après son décès, que leur aïeul était Louis XVII. Si Pierre Benoît vivait en Argentine, il reçut avant sa mort la visite d’un médecin français et trépassa juste après, probablement empoisonné. Pourquoi donc avoir fait disparaître cet homme, visiblement “sans histoire” ?

Le cœur de “l’enfant du Temple”, prélevé par le docteur Pelletan durant l’autopsie, connaît bien des péripéties : caché, volé, perdu, retrouvé… le cœur passe de main en main avant de rejoindre la basilique de Saint-Denis, en 1975. Comment être certain qu’il s’agit bien du cœur de Louis XVII et non de celui de son frère aîné, le dauphin Louis-Joseph, décédé en 1789, et dont le cœur a officiellement disparu ?

Pourquoi tant de mystères autour de la mort du petit roi, de son autopsie et de son inhumation ? Le cercueil commandé “pour une jeune fille” était-il bien destiné à l’enfant du Temple ? A qui appartient le squelette exhumé au cimetière Sainte-Madeleine en 1846 ? Y a-t-il eu substitution et, si oui, pourquoi ?

Passionnée par l’Affaire Louis XVII, Juliette Pacull vous propose son analyse personnelle, en comparant les différentes thèses, s’appuyant sur les témoignages et les échanges épistoliers de l’époque, mais également sur les conclusions scientifiques de la fin du XXe siècle et les remarques des “survivantistes”.  Sans remettre en cause le résultat de l’analyse ADN, l’auteur nous emmène sur une autre piste, à laquelle j’adhère également. Au lecteur de se faire sa propre opinion…

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